Définition de la Marche Athlétique

 

1. La Marche Athlétique est une progression de pas exécutés de telle manière que le marcheur maintienne un contact avec le sol, sans qu’il ne survienne aucune perte de contact visible
(pour l’oeil humain).
 La jambe avant doit être tendue (c’est-à-dire que le genou ne doit pas
être plié) à partir du moment du premier contact avec le sol jusqu’à ce qu’elle se trouve en position verticale.

 

Fiche technique, "marche athlétique" 

« La meilleure façon d'marcher... c'est de mettre un pied d’vant l'autre 
et d'recommencer »

A entendre la chanson, rien de plus simple... 
Il est vrai que depuis son plus jeune âge, l'Homme essaie de se dresser et de tenir sur ses deux pieds pour se mouvoir plus rapidement. 
La marche est donc une activité naturelle, la seule activité physique que, sauf handicap, tout le monde peut pratiquer. On marche tous les jours, dans le jardin, dans les magasins pour faire les courses... Mais le monde moderne ne se satisfait pas toujours de déplacements à 3 ou 4 km/h ! 
Le dimanche, les parcs, les forêts, les chemins accueillent des marcheurs de tous âges pour lesquels 
la marche est une activité physique, la plus vieille au monde, une façon d'éliminer le stress, une façon de découvrir pays et paysages à plusieurs, l'occasion d'entretenir des liens sociaux et de trouver des moments de convivialité.

La randonnée pédestre attire de plus en plus de monde pour des déplacements en moyenne de 4 à 5 km/h. Pas de technique particulière, pas d'aptitude ou de condition physique exceptionnelle, sauf si la distance s'allonge. 

A 7 ou 8 km/h, on entre dans le domaine de la marche rapide, conseillée car bénéfique pour la santé.

 

Randonnée ou marche rapide permettent d’entrer dans la table décathlon : on y entre à 4 km/h et à 8 km/h on est déjà à 600 points ! 

Au delà, c'est le domaine de 
la marche athlétique ou sportive, voire de la compétition et quand on pense que les meilleurs spécialistes marchent à plus de 15 km/h, cela fait rêver certains décathloniens coureurs qui n'arrivent à courir à cette allure qu'un petit moment (et encore).

On est alors dans une zone où course et marche ont du mal à être différenciées
La marche à ce rythme n'est plus aussi naturelle ; cela est si vrai que même aux Jeux Olympiques, on disqualifie des marcheurs pour marche irrégulière. Il n'est donc peut-être pas inutile de rappeler les règles de la marche et que, si le DOM la valide comme une épreuve distincte de la course, c'est que la technique en est différente…

      Pour le Décathlon Olympique Moderne, 2 épreuves de marche peuvent être prises en compte : 
une marche chronométrée de 10 ou 20 km et une randonnée pédestre, non chronométrée, sur une durée maximale de 12 heures consécutives (arrêts compris). 
Consultez 
le règlement et ses commentaires mais notez que l'on ne peut prendre en compte que 2 randonnées ou brevets sur un décathlon dans l'année


Technique

La marche athlétique est une progression exécutée 
pas à pas de telle manière que 
« le contact avec le sol soit maintenu sans interruption ».

Les deux points de règlement sont :

  • Le marcheur doit veiller à ce que le pied ramené en avant prenne contact avec le sol par le talon, avant que la pointe du pied arrière n'ait quitté le sol. 

  • Il doit veiller à ce que la jambe avant soit droite, sans flexion au niveau du genou pendant la dernière phase de l'appui, au passage de la jambe à la verticale du corps(rappelons qu'il est évident que pour cela, il faut attaquer le sol avec le talon).

Résumons nous :

Le marcheur doit maintenir un contact avec le sol sans aucune perte de contact visible pour l'œil.
La jambe avant doit être tendue (le genou ne doit pas être plié) à partir du moment du premier contact avec le sol jusqu'à ce qu'elle se trouve en position verticale.
 
Illustration...

 

Parfait. L'attaque au sol se fait avec le talon, jambe tendue. Les deux pieds sont au sol
Dans les photos suivantes, l'un des athlètes "court". Il n'en a sûrement pas conscience, car il ne va pas "vite"... Mais il n'attaque pas le sol avec le talon, jambe tendue. Il n'y a pas déhanchement au changement d'appui et ce mouvement "sautillé" est cause de disqualification. C'est parfois difficile à juger ! Voir plus loin les diverses étapes du mouvement.



Si nécessaire, les juges arbitres présentent des fanions aux marcheurs pour indiquer la faute et le marcheur est disqualifié au troisième !

non respect de la règle de "la jambe tendue" quand elle est verticale
non respect de la règle du "double appui" ; il n'y a pas contact permanent avec le sol

Une marche rapide sur la pointe des pieds 
est considérée comme une course !

 

Technique illustrée

La progression s'effectue en 5 étapes, résumées ci-dessous par des schémas et des photos

1- avancée du genou

jambe avant : avancement maximal du genou, pied soulevé

jambe arrière : elle reste tendue, pied au contact du sol. Le talon décollera le plus tard possible, la pointe du pied restant au contact du sol

2 – pose du talon

jambe avant : elle se déplie, le pied passe en avant. La jambe touche le sol par le talon, posé au sol en premier

jambe arrière : elle se tend, le pied touchant toujours le sol.

3 – les deux pieds touchent le sol

jambe avant : le talon est au sol, la jambe avant est tendue 

jambe arrière : elle reste tendue, le talon se soulève, la pointe du pied reste au contact avec le sol.

4 – soulèvement du pied arrière

jambe avant : le talon est toujours au sol, la jambe est tendue 

jambe arrière : elle se plie, le pied se soulève, talon en premier

5 – jambe d’appui tendue

jambe avant d’appui : elle reste tendue en passant à la verticale 

jambe arrière : elle se déplie en avançant le genou et ramenant le pied arrière


 



 

Date de dernière mise à jour : 05/08/2013

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